Wolken treiben am Himmel
Hans de Beer - Kleiner Eisbär, wohin fährst du ? (en français : Le voyage de Plume)
Bon, en fait l'auteur n'est pas du tout allemand, il est hollandais, mais c'est pas grave. C'est d'ailleurs précisément à cause de ça que ce livre s'est retrouvé en ma possession, puisqu'il a été retiré du prêt d'une bibliothèque franco-allemande pour la seule et unique raison que l'auteur n'est pas allemand. Ni français, évidemment. Drôle d'idée (de le retirer du prêt, pas de ne pas être français). Bref, toujours est-il que le livre (et tous les autres de cette série) a été traduit en allemand, et aussi en français et sans doute en plein d'autres langues. C'est dire le succès qu'il a rencontré.
Ah oui, j'oubliais. C'est un livre d'images. L'histoire d'un petit ours polaire à qui il arrive plein d'aventures. En français, le petit ours s'appelle Plume. En allemand, il s'appelle Lars. Aucun rapport. (Et en hollandais, aucune idée.) Dans Kleiner Eisbär, wohin fährst du ? Lars se retrouve isolé sur un tout petit bout de glace qui s'est désolidarisé de la banquise et qui dérive trèèèèès loin vers le sud, puis se met à fondre : le pauvre petit ours se maintient à flot tant bien que mal et finit par aborder une terre étrange toute colorée (lui ne connaissait que le blanc immaculé de la neige...) et pleine d'animaux étonnants...
C'est sûr, l'histoire ne va pas chercher bien loin. Mais les dessins sont adorables, et le petit ours est trop mignon et attachant. En plus, la simplicité de ses aventures et l'aide précieuse des dessins permet de lire un peu d'allemand sans trop se fatiguer, juste histoire d'entretenir son (tout petit) niveau et d'apprendre quelques mots par-ci par-là. Et puis, vraiment, les dessins sont adorables, et les couleurs toutes douces.
Le plus étonnant, ce sont les souvenirs et les émotions qui remontent quand on relit un vieux livre qu'on a lu, lu et relu (ou s'est fait lire) quand on était tout petit. Une petite histoire qui paraît aujourd'hui toute bête et assez peu palpitante prenait alors une dimension extraordinaire : l'angoisse du petit ourson perdu au beau milieu de la mer sur son bout de banquise, sa joie d'apercevoir à nouveau la terre, son étonnement de la découvrir chaude et colorée... Tout ça, ça peut être très chavirant pour un petit coeur de 4 ou 5 ans. (D'ailleurs en tant qu'adulte (ou presque...) on ne se rend pas toujours compte de la cruauté qui se dégage de certains contes pour enfants. Et le pire c'est qu'ils adorent ça, les enfants. C'est assez incroyable les frayeurs qu'on peut aimer s'infliger quand on est petit. Hum. Non, je suis la seule et unique personne à ressentir ça comme ça ?)
Bref, un vestige d'enfance qui remue de drôles de souvenirs enfouis très très loin au fond de la mémoire...
- Auryn
- 21:20
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